
Pos. Report #252 – Spécial Vendée Arctique
Pos. Report en vidéo aux Sables ! A l’occasion de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne 2026, Pos. Report se délocalise aux Sables d’Olonne pour cinq épisodes exceptionnels consacrés à la course, en partenariat avec la classe Imoca, trois en amont du départ le 7 juin, deux pour la débriefer après les arrivées. Cinq épisodes enregistrés en vidéo depuis le village officiel, diffusés sur toutes les plateformes d’écoute et sur les chaînes YouTube de Sailorz, de la classe Imoca et du Vendée Globe.
Ce 252e épisode de Pos. Report, second et dernier des deux rendez-vous de débrief de la course, reçoit les quatrième et cinquième du classement général : Élodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner), arrivée à 8h09 mardi matin, et Francesca Clapcich (11th Hour Racing), cinquième à 9h03, qui disputaient là la plus longue course en solitaire de leur carrière.
Les deux skippeuses racontent d’abord leur récupération depuis l’arrivée – une soirée improvisée chez Arnaud Boissière qui a ouvert son hangar en attendant les derniers concurrents, puis sieste et repos – avant de détailler leur processus de débrief : un debrief technique à chaud sur tout ce qui a cassé ou mal fonctionné, puis un debrief performance.
Elles évoquent ensuite ce sentiment particulier des premières heures après l’arrivée, où l’émotion du dernier instant de course – plutôt frustrant pour Élodie Bonafous – prend le pas sur la vision globale, avant qu’avec le recul et le contact retrouvé avec la réalité, le bilan ne devienne plus objectif. Un mot aussi pour Corentin Horeau, seul concurrent à ne pas avoir bouclé la course.
Francesca Clapcich raconte sa découverte de la course en solitaire après une carrière construite autour de l’équipage et de l’Ocean Race, tandis qu’Elodie revient sur la vidéo où on la voit, épuisée, découvrir sa propre fatigue face caméra dans le reaching à l’ouest de l’Irlande. Francesca souligne aussi la difficulté des manœuvres en solo – jusqu’à deux heures pour un simple changement de voile, contre quelques minutes en équipage sur l’Ocean Race.
Les deux skippeuses décrivent l’étrangeté du cercle polaire – cette lumière qui ne s’éteint jamais vraiment, l’humidité permanente qui empêche tout de sécher, l’impression d’évoluer sur une autre planète – avant de partager le souvenir d’une éclaircie sur les sommets enneigés d’Islande, l’un des seuls aperçus de terre de toute la remontée.
Elles expliquent leur approche du routage sur cette course inédite, dictée davantage par la stratégie météo générale que par un calcul fin, l’essentiel de la flotte ayant convergé vers les mêmes zones de passage. Le choix du canal du Nord reste le point le plus disputé : Élodie Bonafous explique avoir privilégié le passage intérieur en le calant sur les heures de jour pour limiter les risques, tandis que Francesca Clapcich, partie pour l’intérieur, change d’avis tardivement et perd plusieurs milles dans l’hésitation.
Élodie Bonafous raconte enfin en détail l’épisode qui a marqué sa course : une traversée involontaire d’un DST non reporté sur sa cartographie électronique mais visé par une clause généraliste des instructions de course, sanctionnée par une pénalité de 12 heures jugée disproportionnée une fois ramenée à l’échelle d’un Vendée Globe. Elle revient sur sa défense en solo devant le jury international, sa demande infructueuse de réouverture du dossier, et l’arrêt forcé en plein golfe de Gascogne où elle a mis à profit ces douze heures imposées pour dormir avant de repartir. Francesca Clapcich, qui avait elle-même interrogé la direction de course en amont sur ce même DST, donne son regard extérieur sur l’épisode et juge la performance d’Élodie Bonafous comme la meilleure de la flotte, pénalité ou non.
Les deux invitées concluent sur les leçons de cette première course longue : pour Élodie Bonafous, apprendre à doser une agressivité naturelle héritée du Figaro pour viser un rythme plus durable façon Vendée Globe ; pour Francesca Clapcich, gérer seule un rythme qu’elle n’avait jusque-là partagé qu’en équipage. Une dernière anecdote complice clôt l’épisode : les deux marines partagent un rituel d’horoscope avant chaque départ – peut-être à revoir, plaisantent-elles, puisqu’il les a fait terminer 4e et 5e à la fois sur la 1000 Race et sur cette Vendée Arctique.
Diffusé le 18 juin 2026
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