Filiale du groupe April dédiée jusqu’ici exclusivement à la plaisance, avec 110 000 bateaux couverts (la moitié en France et aux Antilles, l’autre au Canada), April Marine s’est lancée en 2025 dans la couverture des bateaux de course. Un univers loin de lui être inconnu, puisque l’entreprise basée aux Sables d’Olonne (90 collaborateurs, dont 30 au Canada), après une première expérience en 2013 avec Lionel Régnier en Class40, a par la suite sponsorisé Clément Machetel, Matéo Le Calvic et Emma Le Clech sur le circuit Mini 6.50, mais également Arnaud Boissières en Imoca.
« Nous avons accompagné Arnaud pendant six ans, avec une présence de notre logo sur la bôme, commente Lionel Boismery, président d’April Marine. Après le départ (annoncé en janvier dernier) de La Mie Câline (partenaire principal du skipper depuis 2016), nous avons décidé d’augmenter notre niveau d’engagement en devenant partenaire majeur, d’autant que c’était parfaitement cohérent avec notre volonté d’assurer des bateaux de course. »
Un marché dans lequel, en quelques mois, April Marine s’est déjà constitué un portefeuille significatif de clients, comptant une dizaine de Mini 6.50, plusieurs Class40 et cinq Imoca, avec, pour cette classe, le choix délibéré de ne travailler qu’avec « des skippers entrepreneurs« . « L’objectif est d’accompagner le marin et son projet dans toutes les phases de son parcours », confirme Lionel Boismery. « On va assurer ses courses, ses qualif, ses convoyages, ses RP, avec un contrat bien plus couvrant que d’autres, puisqu’on assure notamment le mât et les foils, le but est de protéger le capital du skipper qui prend des risques financiers. »
Dont Arnaud Boissières, forcément client d’April Marine. « Je n’ai jamais été aussi bien assuré que maintenant, c’est rare d’être couvert pour les mâts et les foils, et le fait qu’April Marine soit aux Sables, comme moi, facilite grandement les choses, se félicite ce dernier. C’est chouette de les voir investir ce marché avec une proposition de solutions différentes, notamment pour les projets qui arrivent en Imoca avec des bateaux à dérives. »
Pour l’entreprise vendéenne, le fait d’être à la fois partenaire et assureur du quadruple finisher du Vendée Globe permet de faire passer plusieurs messages, comme l’explique son président : « Le premier, c’est qu’on renforce notre légitimité et notre crédibilité sur le marché de l’assurance des voiliers de plaisance. Ensuite, ça nous donne l’occasion de parler aux coureurs au large, mais aussi aux propriétaires de bateaux de performance, type JPK, J/99 ou Sun Fast, qui vont par exemple faire la Transquadra, un segment que nous avons également ouvert. Cela met enfin la marque April, maison mère d’April Marine, à portée du grand public. »
Quelles sont les ambitions en termes de chiffre d’affaires sur ce nouveau marché des bateaux de course ? « Ça restera marginal par rapport à la plaisance qui est notre cœur de métier, mais c’est un vrai relais de croissance, nous voulons être un acteur important avec notre approche différente », répond Lionel Boismery.
Photo : Jean-Baptiste d’Enquin
