
Manuel Cousin, invité d’Into The Wind #133
Tout plaquer à 50 ans et se lancer dans le Vendée Globe : voilà, en peu de mots, le parcours de Manu Cousin, loin, très loin des trajectoires classiques de la course au large professionnelle.
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Dans Into The Wind, les marins prennent le temps de revenir sur leur parcours et se racontent au long cours, depuis leurs débuts et leurs galères jusqu’à la gloire et aux sommets des podiums. Les marins, hommes ou femmes, sont souvent de peu de mots. En leur donnant du temps et en les laissant parler, Into The Wind n’a qu’un objectif : prendre le large avec eux.

Tout plaquer à 50 ans et se lancer dans le Vendée Globe : voilà, en peu de mots, le parcours de Manu Cousin, loin, très loin des trajectoires classiques de la course au large professionnelle.

Il est né à Buenos Aires dans une famille aux origines arméniennes, britanniques et françaises, s’est formé au lycée français avant d’étudier l’architecture navale à l’université de Southampton : Juan Kouyoumdjian – Juan K. pour les intimes – ne pouvait être un architecte tout à fait comme les autres…

C’est l’histoire d’un gamin de Marseille né en 1980 et qui préfère les posters des coureurs au large à ceux de l’OM. Elevé dans un environnement familial marqué par la musique, Laurent Bourguès est formé très tôt au violon au conservatoire et découvre parallèlement la mer par la plaisance, lors de croisières familiales en Méditerranée. La voile est d’abord un univers, nourri par les magazines, les grandes courses océaniques et les images de multicoques. L’envie de large s’installe avant toute idée de carrière, sans filière évidente depuis le Sud.

Ch’ti arrivé dans le Sud à l’âge de 6 mois, Dimitri Despierres découvre la voile par le dériveur avant de tomber amoureux du match racing, attiré par la précision technique et le duel tactique. Repéré dans les années 1990 pour sa double compétence d’ingénieur et de régatier, il intègre la sélection « Yaka France » et participe à sa première Coupe de l’America en 2000. Avec Sixième Sens, il découvre un univers où tout se développe en continu, où les bateaux sont modifiés chaque nuit et où l’esprit d’équipe prime sur tout.

Issu d’une famille emblématique de la voile française, Antoine Carpentier a construit depuis trente ans une carrière aussi discrète qu’immense : triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre, triple vainqueur du Tour de France à la voile, quintuple vainqueur du Fastnet – entre autres.

Il a grandi à La Rochelle, bercé par les week-ends familiaux à bord d’un Gin Fizz et les héros des transats des années 1980. Très vite, Philippe Guigné attrape le virus : la régate, l’esprit de compétition et l’envie d’entreprendre. Dans les années 1990, en école de commerce, il découvre le haut niveau sur le Tour de France à la Voile, d’abord aux côtés de Laurent Cordelle, puis avec Bertrand Pacé et Chris Dickson – deux figures tutélaires dont il dira qu’elles l’ont « formé à la rigueur et à la gagne ». Six tours, une victoire, et déjà l’envie de construire plus grand : organiser, monter des projets.

Navigateur, journaliste, auteur, humanitaire, convoyeur, à 61 ans, Sébastien Destremau a toujours vécu à contre-courant. Né à Toulon dans une sacrée famille, formé en autodidacte très tôt sur les plans d’eau méditerranéens, il s’est d’abord illustré en habitable, glanant de nombreux titres, avant de tenter une PO en Flying Dutchman puis de parrticiper à plusieurs campagnes de la Coupe de l’America – son rêve de gamin. Il y découvre la rigueur et la folie de ce monde à part, entre haute technologie et ego surdimensionnés.

Tout nouveau team manager du projet Macif, Thierry Douillard raconte dans Into The Wind comment il a basculé d’une vie de marin et de coach à un rôle de chef d’orchestre. Succédant à Jean-Luc Nélias à la tête d’une équipe qui a beaucoup gagné avec Charlie Dalin, il découvre un poste où se mêlent technicité, management et relation partenaires. Une fonction à la fois sportive et stratégique, au cœur de MerConcept, la structure qui gère plusieurs projets, dont ceux de Massif, SVR-Lazartigue ou UpWind.

Vous ne trouverez pas de page Wikipedia pour Hervé Le Quilliec. Il est plutôt du genre homme de l’ombre, spécialiste des opérations à terre, des logistiques impossibles quand un bateau démâte à l’autre bout du monde ou des villages de course montés dans les temps, loin à l’étranger. Avec trois décennies d’expérience dans ce monde jusqu’ici très anglo-saxon, il est l’un des meilleurs experts du sujet… et a beaucoup de bonnes histores à raconter.

De l’achat de son mini 6.50 à l’arrivée de son deuxième Vendée Globe fin janvier 2025, il s’est écoulé… à peine une décennie. Quel parcours que celui de Clarisse Crémer : marqué par des succès sportifs (victoires et podiums sur le circuit Mini, double finisheuse du Vendée Globe) mais aussi des épreuves personnelles et médiatiques qui l’ont profondément transformée.

À 41 ans, Louis Duc a bouclé le dernier Vendée Globe au terme d’une aventure marquée par la ténacité. De cette expérience fondatrice, le skipper normand confie sans détour la difficulté de s’en remettre, l’amnésie étrange des premières semaines après l’arrivée, et ce besoin irrépressible d’y retourner : « J’ai vécu un truc extraordinaire… mais pas fini ».

Sur le papier, c’est le parcours idéal ; dans les faits, des trajectoires comme les siennes sont rares, et il le rappelle : “Voile olympique et course au large sont deux disciplines différentes”. Pierre Leboucher a longtemps été un pur produit du 470, qu’il a pratiqué pendant plus de dix ans avec Vincent Garos.

Dans cet épisode hors normes, Sidney Gavignet revient sur une trajectoire aussi dense qu’introspective. Equipier réputé et engagé, il a sillonné les océans au plus haut niveau pendant plus de 25 ans : la Whitbread dès 1993 avec Tabarly, trois Volvo Ocean Race entre 2001 et 2009 (dont une victoire avec ABN Amro One), une Route du Rhum sur un MOD70 ou encore plusieurs Transats AG2R et Jacques Vabre.

On peut passer plus de deux décennies au coeur de la voile de haut niveau et n’avoir accordé qu’une poignée d’interviews : à 44 ans, Erwan Israël, marin recherché, est aussi, c’est peu de le dire, un homme de l’ombre. Formé à Brest puis à Hyères, il suit d’abord la filière olympique en laser, avant de bifurquer vers la course en équipage.

Il a découvert la voile à l’adolescence, entre Toulouse et Gruissan, dans une famille baignée par l’aéronautique – loin des capitales de la régate. C’est aux côtés de son père Ortwin, pionnier d’Airbus, que Stephan Kandler fait ses premières armes, en croisière puis en course, avant de professionnaliser cette passion au sein de K Yachting.

Il fût longtemps un technicien de haut vol ; il occupe désormais une place centrale dans l’écosystème de la course au large. Président de l’Imoca depuis 2017, Antoine Mermod, 48 ans, élu par les coureurs, dirige la classe phare des monocoques de 60 pieds.

Il disposait probablement du plus petit budget de cette édition du Vendée Globe : 900 000 € au total pour les trois saisons et la course, qu’il termine en 27e position, après un peu plus de 91 jours de mer. Pas question pour Sébastien Marsset, malgré ces bouts de ficelles, de renoncer à la régate : d’où le concept de “sobriété performante” revendiqué par le Nantais, né à Paris voilà un peu plus de 40 ans.

Rares sont les marins à avoir goûté à autant de supports, si jeune : à 35 ans, Sam Goodchild, qui vient de boucler le Vendée Globe à la 9e position après 76 jours de course, n’a que le mot “apprendre” à la bouche. Alors, depuis qu’à 15 ans il s’est mis en tête de boucler le tour du monde en solitaire, le jeune Anglais multiplie les expériences.

Si on s’en tient aux grandes dates de sa carrière nautique, la trajectoire de Tanguy Le Turquais, 35 ans, est limpide : une enfance à bord d’un bateau amarré à Vannes, un brevet d’Etat voile et un capitaine 200 comme diplômes, cinq saisons en Mini 6.50, cinq saisons en Figaro, trois saisons en Imoca et un magnifique Vendée Globe 2024-2025 conclu en 84 jours.

Sur le papier un destin de cadre sup à La Défense l’attendait à la sortie de son école de commerce. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Et 10 ans plus tard, Benjamin Ferré s’est retrouvé au départ du Vendée Globe, bouclé en un peu moins de 85 jours, premier bateau à dérives.

Il parle d’une voix calme et tranquille, mais sous chaque intonation percent les convictions et une passion pour son métier, qu’il raconte pour autant avec beaucoup de recul. A 54 ans, Guillaume Verdier est une star de l’architecture navale.

Sa passion au départ, est d’abord maritime et singulièrement, sous l’influence de son père, sous-marine. Mais bientôt les bateaux l’emmènent sur la mer et le virus de la régate la saisit : étudiante, au début des années 1980, puis jeune journaliste, elle multiplie les embarquements. Sans réseau, elle trouvera ses premiers convoyages via la bourse des équipiers de France Inter.

Préparer le Vendée Globe 2028 à 64 ans ? Rien qui n’inquiète vraiment Marc Thiercelin, qui rappelle en rigolant qu’il a “un an de moins que Jean Le Cam”. D’autant que l’homme aux 5 tours du monde porte un projet d’Imoca en bois auquel il croit dur comme fer. Et au vu de son parcours, il n’y aurait rien d’étonnant à le voir s’aligner au départ.

Normalement, on évite d’évoquer l’âge des dames. Mais, voilà, Marie Tabarly a 40 ans, et on le souligne parce qu’à cet âge-là, si tout va bien, on est devenu soi-même – et c’est précisément le cas. De sa filiation particulière, la fille d’Eric en parle très simplement : le regard des autres, quelques facilités et beaucoup de devoirs. De la mer, des bateaux, des marins, du large et des chevaux, Marie en parle encore mieux.

Il fait partie d’un club très sélect de la voile : celui des marins qui naviguent casqués avec un micro en flirtant régulièrement avec des vitesses de 50 nœuds. A 32 ans, Quentin Delapierre est un pilote, qui tient le volant du F50 français sur le circuit SailGP et a participé à la dernière Coupe de l’America en tant que skipper de l’AC75 d’Orient Express Racing Team.

Il faut écouter un athlète olympique qui a pris 15 jours de vacances après les Jeux de Paris avant de reprendre l’entraînement pour comprendre ce que signifie réellement la passion, la vraie, la pure, celle qui vous fait vous lever la nuit pour “regarder des vidéos d’empannage de Peter Burling”. Après trois participations aux JO, Jérémie Mion n’en a pas fini avec sa quête olympique.

C’est l’histoire d’un marin très recherché, qui enchaîne embarquements et coups d’éclat, mais n’a pas vraiment suivi les voies d’accès traditionnelles à la voile de compétition. Né à Lyon dans une famille où personne ne pratique le bateau, c’est grâce à… son prof de judo qu’il découvre la voile en Méditerranée. C’est là qu’il va progressivement faire son trou et se spécialiser dans l’électronique et la navigation sur des bateaux de propriétaires, de plus en plus gros, tout en suivant des études en géologie à Lyon.

Yann Penfornis, 58 ans, directeur général de Multiplast, est du genre carré et direct : quand il vous résume son parcours, il rappelle que sa trajectoire tient en 3 kilomètres, ceux qui séparent sa jeunesse vannetaise de ses bureaux au bord du golfe du Morbihan à la vue imprenable. Et quand il raconte sa vie, elle est d’abord rythmée par les mises à l’eau des bateaux qui sortent du chantier où il œuvre depuis plus de 32 ans.

En cette veille de Vendée Globe, on a trouvé une denrée rare : un marin français… qui n’a pas envie de faire le tour du monde en solitaire ! Trop long, trop dur, trop seul… Car Gildas Mahé – c’est lui – est d’abord un animal social, un coureur qui aime l’échange, l’équipage, le double. Trois mois tout seul enfermé dans un Imoca ? Pas pour lui ! Pourtant, à près de 50 ans (il les aura l’année prochaine), le Brestois a coché toutes les cases au fil d’une longue carrière,.

Parfois il faut atteindre un certain âge pour comprendre pourquoi un projet s’impose à vous. C’est ce qui est arrivé à Eric Peron, quand il a décidé de se lancer dans la préparation de l’Akea Ultim Challenge : tout à coup, il a compris qu’il rêvait de tour du monde depuis son enfance et le départ du deuxième Vendée Globe.

Comment résumer en quelques lignes quatre décennies d’un duo d’amis devenus références de l’architecture navale ? Pas simple…
Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost sont tous les deux parisiens d’origine, et naviguent en famille pendant les vacances dans les années 1960 et 1970, l’un en Méditerranée, l’autre en Bretagne…

Armel Tripon, 49 ans, a une qualité majeure pour un marin : avec lui, ce n’est jamais fini. Plusieurs fois, il aurait pu renoncer, mais cela ne lui est pas souvent arrivé. “Tant que le plaisir d’aller sur l’eau est là…”, résume de ce ton calme et tranquille dont il semble ne jamais se départir.

Si vous n’êtes pas un habitué des arcanes de la Coupe de l’America, leur nom ne vous dira rien. Et pourtant, Virginie et François Nivelleau sont des piliers de l’épreuve depuis près de 35 ans !

Pour la 100e d’Into The Wind, nous vous proposons un dispositif un peu spécial, avec une “interview” de Pierre-Yves Lautrou, par les auditeurs du podcast, via les questions posées sous forme de message vocal sur un groupe WhatsApp dédié.

On peut naître loin de la mer (à Metz), découvrir la voile sur un fleuve (la Saône), passer sa jeunesse sur des plans d’eau intérieurs (à Tours), entamer ses études dans une grande métropole (à Lille)… et décrocher une médaille aux Jeux Olympiques (à Londres, en 2012). C’est le destin du finniste Jonathan Lobert, 39 ans, qui commentera les épreuves de voiles de Paris 2024, à Marseille.

C’est l’histoire d’un gars que rien ne prédestinait à la voile et qui est entré en début d’année, à moins de 40 ans, dans le club fermé des skippers d’Ultims à avoir bouclé un tour du monde en solitaire.

Ils ne sont pas si nombreux que ça à accorder leurs paroles et leurs actes, au point de se retirer bien avant l’heure de la retraite. Stan Thuret est de ceux-là, et quand il a renoncé à la course pour raisons écologiques et l’a annoncé le 15 février 2023, à 36 ans, cela a fait du bruit. Beaucoup. Et les réactions ont été violentes.

Chez Into The Wind, Charles Caudrelier n’est pas un invité comme les autres, pour la simple et bonne raison, qu’il a été le tout premier à venir passer du temps devant notre micro. C’était le 6 octobre 2018 et il était alors le récent et inoubliable vainqueur de la Volvo Ocean Race 2017-2018, skipper de Dongfeng Race Team. Il affichait alors déjà un solide palmarès et sa victoire dans la Volvo couronnait un parcours d’exception.

Il aura 40 ans le 11 août, quelques jours avant le départ de la Solitaire du Figaro, à Rouen, sa ville natale. Est-ce un signe ? Alexis Loison se dit “un peu superstitieux, mais moins que d’autres”. Pas au point de croire au mauvais œil, celui qui le poursuivrait, lui qui vise, pour sa 18e participation, la victoire dans la prochaine édition.

Si les chats ont 9 vies, Luc Talbourdet, 57 ans, en a 3… et c’est déjà pas mal. La première, pour ce fils de fonctionnaire né à Paris mais dont les racines sont du côté de Dinan, est celle d’un ingénieur qui commence sa carrière dans l’exploration pétrolière, enchaîne par un MBA à HEC suivi de cinq années à gérer un site de production de bonbons dans les Deux-Sèvres. La mer est loin – la course encore plus -, même s’il la pratique comme un plaisancier lambda, avec un objectif d’année sabbatique à moyen terme.

Il vit désormais dans les Alpes, face au Mont-Blanc, loin de la mer et du Vendée Globe, qu’il a incarné en tant que directeur de course pendant quatre éditions. Mais à 73 ans, huit années après avoir lâché la barre, Denis Horeau reste un observateur attentif de l’institution qu’est devenu le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance – l’un de ses plus fins connaisseurs, aussi.

Gilles Martin-Raget est une légende de la photo de voile. Mais pour autant, vous ne trouverez pas grand-chose sur lui en ligne, à part de nombreuses photos, évidemment. Car l’homme est discret même s’il promène sa silhouette longiligne sur les plans d’eaux depuis plus de 40 ans.

Avec ses lunettes rondes et son air de jeune homme de bonne famille, on donnerait facilement le bon Dieu sans confession à Fabien Delahaye. Ses adversaires… un peu moins ! Car à même pas 40 ans, le discret Normand a déjà parcouru un sacré bout de chemin, et souvent en tête de la flotte.

Il le dit très simplement : “Moi, ce qui m’intéresse, c’est la compétition”. Toute sa vie, ou presque, Daniel Souben, 63 ans, n’a cherché qu’une chose : aller plus vite que le voisin. Forcément, après plus de cinq décennies de régates, ça vous pose un homme ; discret et peu connu du grand public, le Vannetais né en pays bigouden est une figure du milieu, très respectée de ses pairs.

Il y a des marins comme ça, qui vouent leur passion à une chapelle unique. Thibaut Vauchel-Camus, 45 ans, est de ceux-là… ou presque ! Depuis ses premiers bords en Guadeloupe sur un Hobie Cat 13, le skipper de l’Ocean Fifty Solidaires en peloton n’a “bouffé” que du multi, à la notable exception de quatre saisons en Class40, ponctuées d’une 2e place sur la Route du Rhum 2014, restée dans les annales.

Ils sont quelques marins espagnols à être recherchés pour leurs talents de navigateur ; mais dans le club fermé des coureurs au large ibères admis chez les Frenchies, Alex Pella est le premier d’entre eux. Sans doute parce qu’il parle un français parfait, hérité de sa famille maternelle ; aussi parce qu’il a l’enthousiasme contagieux ; et surtout parce qu’il excelle dans le métier, en solo, en double et en équipage…

C’est l’histoire d’un jeune Parisien, d’abord passionné par la moto, les circuits et l’odeur de l’huile sur la piste. Mais, qui, fauché par une voiture, se retrouve paraplégique dans un fauteuil roulant à 20 ans. On est en 1978, et Denis Hugues se dit qu’il ne va pas vivre vieux. Il monte une boîte de coursiers et commence à s’intéresser à la voile, grâce à l’un de ses amis qui construit un bateau à Nice. Avec lui, il découvre la mer, le vent, le voyage, et de fil en aiguille, multiplie les embarquements, avant de goûter à ses premières régates.

Pas facile de porter sur ses épaules le poids d’un projet poursuivi par le sort et arrêté en septembre dernier par le sponsor : pourtant Nicolas Troussel n’a pas longtemps baissé les bras lorsque Corum a mis fin au projet Imoca qu’il skippait après un nouveau démâtage lors du dernier Défi Azimut. A peine sac à terre posé, il est parti en chasse pour trouver de nouveaux partenaires, convaincu que des opportunités existent encore pour participer au prochain Vendée Globe qui part dans 12 mois.

Il avait construit ce dont beaucoup de coureurs rêvent : un vrai projet, adossé à une belle cause, une équipe solide, des sponsors fidèles et 15 années de carrière. Mais un peu avant 40 ans, Tanguy de Lamotte a décidé de changer de vie, “parce que c’était le bon moment” et “parce que je savais que je voulais faire autre chose”. Alors, après une dernière Transat Jacques Vabre avec Sam Davies, en 2017, il a confié la barre de son Imoca à la Britannique et le projet à David Sineau, jusque-là team manager, et a pris le chemin de San Francisco avec femme et enfants, où il travaille désormais dans les bateaux électriques.

Voilà près de 30 ans que Jean-Marie Liot photographie des bateaux de course ; 30 ans qu’il doute, qu’il hésite, et prend la mer ou les airs, ses boîtiers d’appareil photo à la main, se demandant si la lumière est bonne, si le cadrage convient, s’il n’a pas loupé une vague d’étrave qui explose ou un sillage qui fume.

Il fait penser à ces grands profs de fac qui vous marquent longtemps, ceux dont les cours magistraux se dégustent comme des spectacles, et dont vous savez, en sortant de l’amphi, que vous êtes moins bête que lorsque vous êtes rentré. Jean-Yves Bernot est de ceux-là : référence absolue de son domaine – la stratégie météo – et formidable pédagogue – il a écrit des dizaines de bouquins, que tous les coureurs ont dans leur bibliothèque.

Sur le papier, la voie de Nicolas Lunven était toute tracée : avec un père participant à plusieurs reprises de la Course de l’Aurore, la filiation semblait évidente. Sauf que non : les exploits paternels datent d’avant sa naissance, en 1982, et il commence par des croisières familiales. Mais bon sang ne saurait mentir, et il embarque en course dès l’adolescence.

On l’avait un peu oublié, mais Benjamin Dutreux n’a que 33 ans. Et déjà, dans son sillage, Solitaire du Figaro, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Vendée Globe et The Ocean Race… Après une brillante carrière dans la filière multicoque chez les jeunes et un premier job chez un constructeur de catas de sport, le voilà qui plonge dans le Figaro en 2015. Il n’a jamais couru en solitaire mais 4 saisons plus tard, il rentre dans le top 5 en 2018 pour sa dernière participation.

Ils ne sont pas nombreux à avoir été champion du monde de Class40 et… champion de France de saut à skis ! A notre connaissance, un seul athlète connaît ce privilège : Aurélien Ducroz. A 40 ans, le Chamoniard, pur produit de la vallée, finit d’accomplir sa mue : celle d’un athlète de haut niveau qui a dominé sa discipline – le freeride – et devient un candidat sérieux aux premiers rôles dans un autre sport – la course au large.

A son âge, on vous demande plutôt de songer sagement à la retraite. C’est mal connaître Anne Liardet, 62 ans, la mer et les bateaux à voile dans le sang. La voilà donc, 38 ans après sa première Mini Transat, en 1985, en train de préparer sa deuxième participation sous les couleurs de Cancer@Work, un réseau d’entreprises engagées autour du maintien dans l’emploi des personnes malades du cancer, elle qui a vaincu une tumeur au sein en 2015.

Enfant, ses parents ne l’emmenaient pas en bateau, mais en… camping-car. Alors comment le petit Bellion, à la voie toute tracée – naissance à Versailles, prépa HEC, EM Lyon – se retrouve-t-il, à 47 ans passés, à la tête de sa deuxième campagne de Vendée Globe en duo avec Jean Le Cam ? “Les rencontres”, vous répond-il. Et une capacité certaine à suivre sa petite musique intérieure…

Il était programmé pour une tout autre trajectoire, mais la passion pour la mer et les bateaux à voile a pris le dessus. Une passion qui s’empare de David Sineau alors qu’il est enfant, chez ses grands-parents aux Sables d’Olonne, où, petit parisien, il passe tous ses étés, naviguant en planche et en 470 avec son frère. Excellent élève, il suit la voie royale : prépa HEC à Sainte-Geneviève puis l’Essec, dont il sort diplômé en 1996.

Des participants au Vendée Globe, nous en avons reçu beaucoup dans Into The Wind ; des summiters de l’Everest – la montagne – , un seul : Maxime Sorel. Un mois après avoir gravi le plus haut sommet de la planète, le Cancalais de 36 ans est venu raconter ses 43 jours d’expédition – “un demi-Vendée Globe” – et le niveau d’engagement incroyable que ce type d’exploit demande, dans une zone où l’espèce humaine n’est pas tout à fait la bienvenue… Forcément marqué, physiquement et mentalement par son exploit, le skipper de l’Imoca V and B – Monbana – Mayenne est pourtant déjà passé à la suite de son projet.

Il n’est pas du genre à élever la voix ou à attirer les projecteurs. Et pourtant, voilà déjà un quart de siècle qu’Antoine Koch promène sa silhouette longiline et sa discrétion dans le monde de la voile de compétition. Et on pourrait ajouter “comme prévu” – ou presque – à la phrase précédente, tant ce garçon, né à Paris voilà 45 ans, a choisi sa voie très tôt.

Corentin Douguet, c’est d’abord une voix, basse, grave, posée, souvent espacée de quelques silences ; c’est un ton, ensuite, mélange d’autodérision et de second degré. C’est surtout, enfin, plus de vingt années de haut niveau, marquées par 11 participations à la Solitaire du Figaro.

Comme Roland Jourdain, Jean-Luc Nélias est un enfant de l’école du voile du Cap-Coz, cette bande de sable qui ferme la lagune de Port-la-Forêt ; et comme Bilou, deux ans plus jeune et ami de toujours, Jean-Luc Nélias va grandir dans l’écosystème de ce Finistère sud béni des dieux de la régate, où se côtoient, dans les années 1970 et 1980, Jean Le Cam, les frères Desjoyeaux, Marc Guillemot, Bertrand de Broc, Patrick Morvan et d’autres.

L’histoire de Conrad Colman, c’est celle d’un type qui accorde ses paroles et ses actes – même si ça lui prend du temps. Et qui trouve, qu’au fond, les Néo-Zélandais – dont il est – et les Français ont beaucoup en commun.

C’est une histoire de ministe – une de plus. Mais un ministe devenu architecte naval, qui collabore avec les équipes les plus prestigieuses de la discipline, du team Imoca Charal jusqu’à Alinghi Red Bull Racing. Tout en ayant appris son métier sur le tas. Cette histoire, c’est celle de Sam Manuard, qui a fait de l’éclectisme une quasi-discipline.

Il n’est pas encore quadra et pourtant, il a des choses à raconter : à 37 ans, Sébastien Rogues suit, sur le papier, le cursus le plus classique qui soit. Voile olympique, puis Mini, Class40 et, ces dernières années, Ocean Fifty. Et pourtant, ce fils d’un hockeyeur sur gazon allé plusieurs fois aux Jeux oympiques, grandi au Pays basque, n’a pas un profil tout à fait classique. Ne serait-ce que parce qu’il assure “s’éclater” dans la gestion de projet.

Comment, lorsqu’on est belge, fils d’une coiffeuse et d’un footballeur pro, installés à Geneval, au sud de Bruxelles, parvient-on à s’attaquer pour la seconde fois, à 60 ans passés, à la conquête de la Coupe de l’America ? La question résume en une poignée de mots plus de quatre décennies d’une vie trépidante passée à courir la planète et les compétitions de voile : celle de Bruno Dubois, actuel team manager de l’équipe française de SailGP et du défi Orient Express Team, annoncé le 2 février 2023…

Sa première rencontre avec la mer, elle passe par le planning… en planche en voile. A 14 ans, sur la plage du camping du Golfe de Follonica où il passe ses vacances en famille, Giancarlo Pedote, 47 ans aujourd’hui, découvre l’adrénaline de la glisse mais n’envisage pas encore de prendre le large : “La voile, c’est pour les mecs qui n’ont pas le physique.” Et il vit à Florence, dans un milieu modeste : son trop-plein d’énergie passe dans les sports de combat, jusqu’à son bac, où il devient moniteur de planche – enfin libre.

On l’avait laissé, en mai 2019, à la fin de l’enregistrement de l’épisode 6 d’Into The Wind, sur une petite frustration : celle d’avoir balayé en une poignée de minutes un monument du sport français – la victoire de Groupama dans la Volvo Ocean Race 2011-2012 – et un autre sommet du sport auquel peu de coureurs au large se sont attaqués : la Coupe de l’America. Mais Franck Cammas – à l’époque fraîchement nommé coskipper du Gitana Team – était attendu pour une réunion et nous avions déjà largement dépassé l’horaire prévu…

Au moment d’attaquer 2023, Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter les 10 podcasts Into The Wind les plus suivis en 2022.

C’est l’histoire d’une passion unique : celle de la vitesse et des sensations qu’elle procure, sur deux ou trois coques – au moins. Fred Le Peutrec a consacré sa vie aux multis et uniquement à eux. Il n’y a guère qu’à ses débuts, sur la grande plage de Houat – paradis des vacances d’été du jeune Parisien qu’il est alors – qu’il fréquente un monocoque, un 485 qu’il découvre en autodidacte.

Cette semaine, Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de réécouter le 40e épisode d’Into The Wind, enregistré en juillet 2021 avec Jean-Baptiste Bernaz. A l’époque, le patron du Laser français s’apprêtait à s’envoler pour les Jeux de Tokyo, avec beaucoup d’ambition. La 6e place qu’il y décroche ne l’a évidemment pas satisfait, et il a très vite décidé de repartir pour une cinquième olympiade. Preuve qu’à 35 ans, le Varois a toujours aussi faim, il est entré dans la légende en devenant le premier Français à remporter le titre mondial en mai au Mexique ! Un exploit unique qui fait de lui un prétendant naturel au titre de Marin de l’année 2022.

Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de réécouter le tout 1er épisode d’Into The Wind, dont l’invité était celui qui, 4 ans plus tard, s’est imposé mercredi en Ultim sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en moins de 7 jours, Charles Caudrelier. Ce dernier, qui n’avait alors pas intégré le Gitana Team, sortait tout juste d’une victoire au bout du suspense sur la Volvo Ocean Race à la tête de l’équipage de Dongfeng Race Team.

Faut-il vraiment présenter Jean Le Cam ? Faut-il tenter de résumer une carrière débutée en 1978… et toujours en cours, 44 ans plus tard ? Devenue une véritable rock star adulée du grand public sur le tard, le Roi Jean, qui a fini par admettre son surnom, est une légende, tout simplement.

C’est l’histoire d’un fils de chaudronnier attiré par la mer dès son plus jeune âge, mais qui attendra le lycée pour goûter l’eau salée en régate. 30 ans plus tard, Erwan Le Roux affiche un palmarès impressionnant, avec, notamment, une Route du Rhum et trois Transat Jacques Vabre victorieuses en Multi50 au compteur.

Fils d’un marin d’Etat membre de la musique des équipages de la flotte, il aurait dû devenir musicien, comme deux de ses frères et sœurs – il a pratiqué de longues années le trombone à coulisses. Mais la passion de la mer va l’emporter. Et Fred Duthil, bientôt 49 ans, continue à arpenter les plans d’eau en course… pour le plaisir et pour le travail.

Ce qui frappe d’abord, c’est sa stature – haute – et ses mains – immenses et calleuses. Et son regard aussi, qu’on dirait parfois lavé par les 450 000 milles qu’il est réputé avoir couru en course en trois décennies de carrière. Mais plus qu’un coureur, Sébastien Audigane, 54 ans, est avant tout un marin, un marin passionné par la mer – ils ne le sont pas tous, loin de là.

C’est à la fin des trois heures d’enregistrement de ce podcast qu’on se rend compte de la chose : Boris Herrmann a tout juste dépassé les 40 ans, mais il promène déjà un sacré vécu de marin, loin des voies toutes tracées. Et il raconte son parcours éclectique – dans un français parfait – avec une forme de tranquillité qui tranche avec l’engagement qu’il met dans sa pratique de la mer.

Isabelle Joschke est l’invitée de Tip & Shaft pour le 44e épisode d’Into The Wind. Elle prend le temps de raconter son parcours jusqu’au Vendée Globe.

C’est l’histoire d’une jeune Suissesse dont les parents se destinaient à l’agriculture dans la campagne fribourgeoise… et qui est devenue l’une des femmes marins les plus capées de sa génération. A écouter dans Into The Wind.

Chaque vendredi, du 29 juillet au 19 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de navigatrices. Nous avons en effet choisi de rediffuser quatre épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des femmes qui vont sur la mer en course, en solitaire ou en équipage. Deuxième invitée, Marie Riou, marin hors pair, autant aux JO que sur la Volvo Ocean Race avec le DongFeng Race Team ou sur le circuit SailGP.

Chaque vendredi, du 29 juillet au 19 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de navigatrices. Nous avons en effet choisi de rediffuser quatre épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des femmes qui vont sur la mer en course, en solitaire ou en équipage. Première invitée, Sam Davies, évidemment, avec un épisode d’Into The Wind (le numéro 5), enregistré en juillet 2019, alors qu’elle vient tout juste de remporter la Sardinha Cup avec Yann Eliès et qu’elle prépare la Transat Jacques Vabre 2019 avec Paul Meilhat, qu’elle terminera 7e.

Il a l’air cool, comme ça, avec son sourire avenant, son sens de l’humour et sa pointe d’accent des Landes. Et pourtant, Yannick Bestaven, 50 ans à la fin de l’année, est l’incarnation même du marin-qui-ne-lâche-rien. Et de la ténacité, du travail – deux traits marquants de son caractère -, il en faut pour remporter le dernier Vendée Globe.

Ce matin-là de printemps, le ciel charrie de lourds grains pluvieux sur l’estuaire de la Gironde tandis que le bac qui relie Royan au Verdon-sur-Mer entame sa manœuvre d’approche. Le temps rappelle les ambiances finistériennes ou morbihannaises qui servent souvent de décors aux enregistrements d’Into The Wind. Mais rien qu’à l’odeur de la forêt et du sable mouillé des dunes qui façonnent l’arrière-plan de la pointe du Médoc, on sent que les repères habituels de nos histoires de marins ont changé.

Il est des noms pas comme les autres ; des noms qui vous rappellent que la voile de course s’écrit parfois à coups de légende ; des noms qui parlent à bien d’autres publics que les seuls voileux ; des noms qui vous incitent à bien relire une dernière fois la petite fiche que vous avez préparée avant de lancer l’enregistrement…

Ils ne sont pas nombreux à pouvoir afficher autant de milles au compteur : Marc Guillemot a commencé sa carrière de coureur en 1979, en participant à la Twostar, et se prépare en ce printemps, plus de quatre décennies plus tard, à bientôt 63 ans, à courir… la prochaine Route du Rhum à bord d’un catamaran de course-croisière de 52 pieds ! Une vie entière consacrée à la voile de compétition.

Il s’est mis au bateau… pour pouvoir faire de la planche à voile ! Trois décennies plus tard, Thomas Rouxel, 40 ans fin novembre, peut se targuer d’une carrière discrète mais brillante d’équipier recherché, lui qui est désormais le co-skipper de Thomas Coville à bord de Sodebo Ultim 3.

C’est l’un des jobs les plus en vue du monde de la voile de compétition : la direction du Pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, l’usine à champions où sont passés – entre autres – Michel Desjoyeaux, Franck Cammas et nombre de vainqueurs de la Solitaire du Figaro, de la Route du Rhum et du Vendée Globe. Une “institution”, selon ses propres dires, dont la patronne est Jeanne Grégoire, 45 ans, qui a succédé en juin 2021 à Christian Le Pape, cofondateur du pôle, à sa tête durant trois décennies.

Il se définit comme un “professionnel de l’incompétence”, qui “voit beaucoup de choses”, mais n’est “expert en rien”. Un drôle d’autoportrait pour celui qui est devenu, en presque deux décennies de pratique, un coach que nombre de coureurs, des débutants aux plus capés, s’arrachent. A 43 ans, le tein buriné été comme hiver, le Lorientais Tanguy Leglatin passe près de 250 jours par an sur l’eau à décortiquer le comportement des bateaux et des marins.

Qui a dit qu’il fallait être breton pour tracer sa route dans la course au large ? Arnaud “Cali” Boissières est d’Arcachon… et il est le seul marin à avoir bouclé quatre Vendée Globe consécutifs depuis 2008, record en cours !

Même lui a du mal à définir son rôle actuel au sein de TR Racing, l’écurie de Thomas Ruyant, dont il a été team manager ! Il faut dire que Marcus Hutchinson, 60 ans, est un drôle de numéro…

Certains ont l’eau salée qui leur coule dans les veines. D’autres ont la compétition dans le sang. Anne-Claire Le Berre, elle, semble avoir les deux !

Quand on s’assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu’on va en avoir pour son argent… et qu’il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d’un formidable conteur. L’invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d’Into The Wind.

C’est l’histoire d’une révélation. Celle qu’a connue, à même pas 18 ans, Bruno Troublé, dans les locaux du New York Yacht-Club, en plein Manhattan, en découvrant la Coupe de l’America qui y trônait alors dans une vitrine.

Au moment d’attaquer 2022, Tip & Shaft vous propose d’écouter ou de ré-écouter les 10 podcasts Into The Wind les plus suivis en 2021.

Pendant les fêtes, Tip & Shaft rediffuse les deux épisodes d’Into The Wind les plus écoutés en 2021. Seconde rediffusion cette semaine avec l’épisode #30 de Charlie Dalin, le deuxième plus écouté cette année, enregistré fin février, un mois après son arrivée en première position dans un Vendée Globe où il sera finalement classé 2e par le jeu des réparations.

Pendant les fêtes, Tip & Shaft rediffuse les deux épisodes d’Into The Wind les plus écoutés en 2021. Première rediffusion cette semaine avec l’épisode #36 de Kevin Escoffier, le plus écouté cette année, enregistré fin mai, quelques semaines après son naufrage et son sauvetage dans par Jean Le Cam dans le Vendée Globe.

C’est l’histoire d’un môme transi. Transi par la passion des bateaux à voile, qu’il crobarde dès sa plus tendre enfance. Et qui va devoir attendre longtemps avant de pouvoir laisser libre cours à cette attraction irrépressible plus longuement que lors des vacances d’été à Granville et des croisières familiales.

On peut être fille d’expatriés déménageant aux quatre coins du monde, étudier à la prestigieuse université de Cambridge, mener une carrière dans la pub à Paris, Londres, Sydney et Tokyo… et participer au Vendée Globe !

Quarante-cinq années de carrière : depuis 1977 et la première édition de la Mini Transat jusqu’à la prochaine Route du Rhum en 2022, Halvard Mabire a participé à toutes les courses, toutes les aventures, sur tous les supports, en solo, en double, en équipage.

Yann Guichard est l’invité de Tip & Shaft pour le 45e épisode d’Into The Wind. Il prend le temps de raconter son parcours quasiement exclusivement en multicoque.

Isabelle Joschke est l’invitée de Tip & Shaft pour le 44e épisode d’Into The Wind. Elle prend le temps de raconter son parcours jusqu’au Vendée Globe.

Alexia Barrier est l’invitée de Tip & Shaft pour le 43e épisode d’Into The Wind. Elle prend le temps de raconter son parcours jusqu’au Vendée Globe.

Yves Parlier est l’invité de Tip & Shaft pour le 42e épisode d’Into The Wind. Il prend le temps de raconter son parcours, ses victoires et ses défaites.

Philippe Presti est l’invité de Tip & Shaft pour son 41e épisode d’Into The Wind. Il prend le temps de raconter son parcours, ses victoires et ses défaites.

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale Un été de cadors, baptisée ainsi car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Pour ce 5e épisode, Pascal Bidégorry, Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2000.

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale Un été de cadors, baptisée ainsi car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Pour ce 4e épisode, Kito de Pavant, lauréat de la Solitaire en 2002.

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale Un été de cadors, baptisée ainsi car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Pour ce 3e épisode, Yoann Richomme, lauréat de la classique estivale en 2016 et 2019.

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale Un été de cadors, baptisée ainsi car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Deuxième invité, Yann Eliès, triple lauréat de la classique estivale (2012, 2013 et 2015).

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale Un été de cadors, baptisée ainsi car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d’Into The Wind où l’on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Premier invité, Charles Caudrelier, lauréat de la Solitaire en 2003.

Ils ne sont pas nombreux, les athlètes français à participer à leurs quatrièmes Jeux Olympiques consécutifs : à 34 ans, Jean-Baptiste Bernaz fait partie de ce club fermé. Depuis près de 15 ans, le Varois règne sur le Laser français, leader indéboulonnable du support.

Avec Alan Roura, ne vous attendez pas à l’histoire d’un jeune breton programmé pour la course en solitaire depuis sa plus tendre enfance. Non, là, vous allez découvrir la saga d’un môme embarqué autour du monde par des parents sur le voilier familial parti du Léman, plutôt partisans de l’école de la vie et des vagues que des cours par correspondance.

Il n’a jamais traversé l’Atlantique en course, jamais participé à la Mini Transat, à la Solitaire du Figaro, à la Route du Rhum, à la Transat Jacques Vabre, encore moins au Vendée Globe. Et pourtant, Bertrand Pacé, 60 ans en août, est bien ce qu’il faut appeler une légende de la voile française.

C’est l’histoire d’un jeune homme qui s’engage dans la Royal Navy à 18 ans pour devenir, trois décennies plus tard, patron de la Volvo Ocean Race, le pinacle de la voile professionnelle anglo-saxonne.

Il fut d’abord joueur de rugby, déjà attiré par la mer. Mais quand on est malouin, bercé par les départs de Route du Rhum, avec un père – Franck-Yves Escoffier – marin-pêcheur-coureur, on est tôt ou tard rattrapé par la patrouille…

Comment devient-on coureur au large quand on naît au début des années 1980 en banlieue parisienne ? La route est longue avant de prendre, comme Paul Meilhat, le départ de transats ou de tours du monde…

Sur le papier, ça ne semblait pas très raisonnable ; dans les faits, ça n’a pas semblé lui poser de problèmes. Damien Seguin n’a pas de main gauche, et pourtant, il s’est classé 7e du Vendée Globe, avec beaucoup de naturel, si l’on peut dire.

Il est là en face de vous, avec sa voix grave, la mémoire précise, les mots justes, le ton direct et quatre décennies de carrière à partager : enregistrer un podcast avec Dominique Vittet, c’est embarquer pour une vraie saga, celle de la course au large à la française.

C’est le genre de trajectoire qui vous fait immanquablement penser que tout est possible : peut-on devenir double finisher du Vendée Globe en étant issu d’une famille de montagnards des Hautes Alpes et en ayant tiré ses premiers bords dans les boucles de l’Oise, en Picardie ?

Qui a dit qu’il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s’est bien rattrapé durant la décennie suivante !

Il a fini le Vendée Globe voilà un mois et il vous reçoit tranquillement dans sa cuisine, à peine entamé par 80 jours de course autour des trois caps. A peine fatigué, non plus, de répéter quelques pans de la course avant d’entrer dans les détails de son parcours.

À 59 ans, le météorologue officiel du Vendée Globe – mais aussi d’un grand nombre d’épreuves, de la Mini-Transat à la Volvo Ocean Race – est spécialiste d’une discipline de niche : le routage océanique. Autrement dit, optimiser les trajectoires au large en fonction de nombreux paramètres, dont, bien sûr, la météo.

C’est l’histoire d’un jeune Suisse, à l’aise à l’école mais qui comprend vite que le grand air et la planète sont là pour être arpentés. Il devient bûcheron puis marin au long cours avant de retrouver les plaisirs nautiques de son enfance sur le Léman et la vie de convoyeur : à la mi-temps des années 1990, Bernard Stamm se lance dans la course au large, un peu par hasard.

C’est l’histoire d’une jeune Suissesse dont les parents se destinaient à l’agriculture dans la campagne fribourgeoise… et qui est devenue l’une des femmes marins les plus capées de sa génération. A écouter dans Into The Wind.

C’est l’histoire d’une passion dévorante, capable de renverser un destin tout tracé. Ce destin, c’est celui de Jean-Pierre Dick, héritier du laboratoire Virbac, qui commencera naturellement par travailler dans l’entreprise familiale, avant de changer le cours de sa vie en 2001 et d’embrasser la carrière de coureur au large.

Faut-il encore présenter François Gabart ? Dans cet épisode de près de 3 heures, diffusé en deux parties, on découvre avec lui la naissance d’un futur champion, l’enchaînement des victoires, la création et le développement de MerConcept, son écurie devenu l’une des plus grosse de l’Hexagone. Mais aussi les hauts et les bas, qu’on a parfois oublié.

Marin solide et discret, l’ancien skipper du Gitana Team revient sur un parcours dense, en monocoque comme en multicoque, qui l’a emmené sur trois Vendée Globe et une Volvo Ocean Race. Un épisode rare, avec un coureur qui parle rarement aussi longtemps.

Plus de 2 heures d’émission pour découvrir comment fonctionne, non pas la Star Ac’ de la voile, comme on a pu parfois appeler le pôle, mais plutôt le Harvard de la course au large !

Podcast avec Marie Riou, marin hors pair, autant aux JO que sur la Volvo Ocean Race avec le DongFeng Race Team ou sur le circuit SailGP.

L’un des marins les plus populaires et les plus connus des Français, il compte plus de quatre décennies de courses à la voile au compteur, sur les supports les plus variés : Loïck Peyron est le nouvel invité d’Into The Wind, le podcast de Tip & Shaft.

Co-skipper de toujours de Jérémie Beyou, figariste et sportif multi-disciplines, le marseillais Christopher Pratt est le nouvel invité d’Into The Wind, le podcast de Tip & Shaft.

A 46 ans, Yann Riou est l’un des mediamen les plus respectés de la course au large. Les mediamen, ce sont ces hommes et ces femmes dont le job à bord consiste à envoyer textes, sons et images depuis les bateaux en course.

S’il y en a un qui peut conter les débuts de la course au large, c’est bien Bilou, qui commence par ses rencontres dans la Vallée des Fous.

S’il y en a un qui peut conter les débuts de la course au large, c’est bien Bilou, qui commence par ses rencontres dans la Vallée des Fous.

S’il y en a un qui peut conter les débuts de la course au large, c’est bien Bilou, qui commence par ses rencontres dans la Vallée des Fous.

S’il y en a un qui peut conter les débuts de la course au large, c’est bien Bilou, qui commence par ses rencontres dans la Vallée des Fous.

Médaille de bronze aux JO, 4 fois médaillée aux mondiaux dont une fois en or, Camille Lecointre détaille son parcours d’une compétitrice acharnée dans Into The Wind.

Après un retour au Figaro en 2019, il fait désormais partie du Gitana Team pour le prochain Trophée Jules Verne.

18 Solitaire du Figaro, 2 Vendée Globe, le Lorientais Alain Gautier raconte son palmarès impressionnant dans le podcast Into The Wind.

Des croisières aux îles Scilly de son enfance à sa victoire du Vendée Globe, l’enfant de Saint-Pol-de-Léon passe en revue un parcours au plus haut niveau.

Pour beaucoup, aujourd’hui, il est le directeur de course du Vendée Globe : mais Jacques Caraës, 60 ans, est avant tout un marin d’exception. Tip & Shaft l’a invité dans son podcast Into The Wind
à écouter ici.

“Bidé”, comme tout le monde l’appelle, c’est d’abord un caratère – entier, direct – mais aussi et surtout un talent rare pour faire aller vite les bateaux.

De sa carrière intense, Thomas ne cache pas grand chose durant ces deux heures de podcast : ni les hauts, ni les bas, ni l’émotion dans les grands moments.

Faut-il encore présenter Michel Desjoyeaux ? C’est, tout simplement, le plus beau palmarès de la voile française en solitaire.

C’est l’histoire d’un plagiste né en Dordogne qui découvre la course au large et vient gagner la Solitaire du Figaro au nez et à la barbe des Bretons.

La vie très organisée d’un marin père de 3 filles habitant en banlieue parisienne, sa détermination, ses doutes, son bonheur d’être en mer et ses projets.

Cador mondial du 420, passé par le First Class 8, le Tour de France à la voile et le Mini 6.50, Gidlas Mahé est un figariste qui se revendique éclectique.

Brillante deuxième de la dernière Mini-Transat en bateau de série, Clarisse Crémer a été choisie par Banque Populaire pour courir le prochain Vendée Globe.

Jeanne Grégoire a navigué 10 saisons en Figaro, avec une place de 5e au général de la Solitaire en 2008, la meilleure performance d’une figariste femme.

Après 13 saisons consécutives sur le circuit Figaro, il a couru en 2019 sans sponsors et sans moyens, pour promouvoir son slogan : Sans nature, pas de futur

Yoann Richomme s’est construit un joli palmarès : vainqueur de Route du Rhum en 2018 en Class 40 et surtout double vainqueur de la Solitaire du Figaro.

Autodidacte passé par l’école des Glénans, figariste, Vincent Riou aligne déjà plus de 25 ans de carrière avec maintes victoires.

Palmarès exceptionnel et navigateur boulimique en monocoque comme en multicoques, l’aixois Franck Cammas revient sur son palmarès sans égal.

Les cadors de la voile française l’ont bien compris : à 44 ans, l’Anglaise joue dans la cour des grands comme le montre sa dernière victoire en Figaro 3.

Avec beaucoup de simplicité et d’humilité, le skipper de Charal, à la tête d’un des projets les plus ambitieux du Vendée Globe, revient sur sa carrière.

Triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, Yann Eliès revisite sa carrière émaillée de 2 Vendée Globe, dont l’un faillit bien se terminer tragiquement.

Le skipper de l’Ultim Actual Leader revient sur son parcours orginal à plus d’un titre, loin de la voile légère et des figaristes.

Un entretien plein d’anecdotes et de révélations, où Charles Caudrelier, désormais star en Chine, ne fait pas mystère de son envie de retourner au solitaire.
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